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  • Une page d'histoire A ROMANS

    collegiale 009.JPGL'histoire connue de la tenture du Mystère de la passion remonte à 1675 date de la rédaction du testament d'Hélène  Tardy Veuve de Pierre de Loulle avocat à Romans. N'ayant pas d'enfant, elle lègue sa fortune  considérable à de nombreuses œuvres de bienfaisance.

    Les religieuses de Sainte Ursule héritent de la teinture de la Passion. La clause stipulée par le testament , ne peut se réaliser, à savoir ,l'entrée à leur couvent de la nièce de la donatrice . La tenture revient alors à Laurent Gitton, neveu d'Héléne Tardy.En 1684, ce dernier la revend 1500 livres à Charles de Lyonne abbé de Lessens , sacristain du Chapitre de Saint Barnard, propriétaire en son hôtel des Allées d'une remarquable collection d'œuvres d'Art.

    A sa mort, en 1701 l'abbé de les seins lègue à l'église 9 des 15 panneaux que comprenait initialement la tenture :(les mystères douloureux et glorieux).Les autres pièces , les mystères joyeux, sont vendus à Paris malgré l'opposition des chanoines qui essayaient de faire jouer en leur faveur une des clauses du testament d' Hèléne  Tardy stipulant que l 'ensemble  devait être prêté au Chapître  les jours de fête.

    Ces panneaux font partie du Patrimoine de la Collégiale Saint Barnard depuis le début du XVIII é siècle. Ils sont placés dans la chapelle du Saint sacrément après sa restauration.

    A LA DECOUVERTE DES TAPISSERIES IDENTIQUES

    L'origine de la tenture brodée de la collégiale Saint Barnard reste donc encore aujourd'hui relativement obscure. Toutefois, l'existence de plusieurs tapisseries dispersées dans le monde , et semblables à un ou plusieurs des panneaux brodés de Romans, incite à croire qu'une même source d'inspiration a présidé à la confection des tapisseries et des broderies.

    Le nombre des tapisseries recensées à ce jour et identiques à certains panneaux brodés laisse penser que cette version de la Passion a connu un succès considérable à l'époque, malgré la proportion réduite de tapisseries parvenues jusqu'à nous .

    Seul les tapisseries actuellement conservées à Anger apportent des informations précises sur leur origine : léguées en 1505 à une église de Tours , elles appartenaient à une suite importante, dont une partie à été perdue?

    https://www.youtube.com/watch?v=wT4a5AYJ4RA Une petite visite de la Collégiale cliquez sur le lien ci dessus

  • LA MULE DU PAPE PIE VI

    La Mule du Pape Pie VI  en la Collégiale de saint Barnard provient de la Famille  de Ravel (Nous n'avons malheureusement pas de renseignements sur cette mule 338.JPGfamille...avis aux érudits pour cette recherche ).

    La famille Ravel la offerte le 26 Juin 1851 (attesté par un document joint à la Mule ) à Henri Tourel curé  de Cliousclat  dans la Drôme en souvenir  de Ravel lui demandant de confier à son propre décès  la Mule à une église.

    Devenu Archiprêtre à la Collégiale Saint Barnard avant son décès le 20 Décembre 1876, la Mule du Pape est donc conservé dans le trésor de la Collégiale Saint Barnard depuis la fin du XVIIII è siècle

    Une mule du Pape Pie VI se trouve également  à Bordeaux, dont les origines de  la donation :Cette mule aurait été donné à M Pelleport Buréte le 20 Mars 1907 par le cardinal Lécot .Leg de la collection Pelleport_Buréte à la Ville de Bordeaux en 1932.

    Expositions: Une  mule de Pie VI a été exposée dans le grand salon de l' Archevêché de Bordeaux à une date inconnue . Elle a été présentée dans l'exposition "L'ile de Montmajour" organisé par le centre des monuments Nationaux à l'Abbaye de Montmajour à Arles :5 mai-3 novembre 2013,sur une proposition de Christian Lacroix.

    Lors de la visite de la Collégiale le   jeudi 20 Novembre par la famille Ravel ,l'association des amis de la Collégiale Saint ravel 001.JPGBarnard a eu cette surprise de rencontrer  Madame Ravel, une rencontre fortuite  qui permettra  peut être  d'élucider l origine de la Mule offerte par la famille Ravel au curé, le père Tourelle de Cliousclat devenu Archiprêtre à la Collégiale saint Barnard qui légua la Mule du Pape pie VI à la Collégiale.

    https://www.youtube.com/watch?v=wT4a5AYJ4RA une petite vidéo de la collégiale (en cliquant su le lien)

  • LES VITRAUX DE LA COLLEGIALE DE SAINT BARNARD

    images.jpgLe vendredi 10 Novembre 2010 ont été inaugurés les nouveaux Vitraux de la façade de la Collégiale Saint Barnard.

    L'histoire de ces vitraux commence au Moyen Age , avec la construction au XIIIe dans le style gothique, de la façade  de ses grandes baies vitrées . Malheureusement aune description ne nous est parvenu . Nous savons seulement qu'au milieu du XVI é les fenêtres  comportent "des vitres historiées" Elles disparaissent lors de la mutilation de la façade et des destructions de la voûte et du clocher  par les Protestants en 1567.Les baies restent vides jusqu'à la reconstruction de la nef à la fin du XVI é, nous ignorons cependant la nature des vitraux replacés.

    Lors de la révolution Française, la collégiale subit peu de dégradations importantes mais elle n'est pas entretenue ., et lorsque la période troublée s'achève  vers 1815, les textes nous décrivent les fenêtres comme fermées par des "verres blancs et cassées, un grand nombre ne sont garnies que par de misérables châssis  carrés qu'on y avait provisoirement rajustés.

    Aucun travail n 'est effectue au cours des décennies qui suivent . Fort heureusement en 1834.Prtosper Mérimée est nommé inspecteur Général des Monuments Historiques en juillet 1839, il vient à Romans , visite la Collégiale et la fait classer Monument Historique l'année suivante  .L'Architecte  chargé de surveiller la restauration est Hippolyte Epailly  qui souligne alors qu'on ne doit pas oublier les vitraux de l'église ; on y voit dans l'état actuel aucunes traces de peintures, mais il est possible qu'elles aient été détruites . Si elles ont existé, il faut les rétablir, sinon il faut les créer "Mérimée note que Pour rendre Saint Barnard l'aspect imposant que lui ont fait perdre les dévastations révolutionnaires, il serait  indispensable d'y rétablir des verrières  dans le style du XIII é

    Le conseil municipale de Romans est sensible aux interventions de l'inspecteur Général mais en 1841, le remplacement  des verrières est ajourné, et n'aura lieu qu'après que les projets auront été approuvés par la commission . L'Année suivante, constatant que les vitraux de plusieurs croisées sont en mauvais état, la ville se propose de les remplacer tous , petit à petit par des vitraux de couleur, et de solliciter un secours du gouvernement pour venir à son aide .

    Dix années s'écoulent avant que ne commence, dans l'abside, le transept et sur la façade, la pose .Des nouveaux vitraux aux formes géométriques qui ne s'achève qu'en 1862.Les contemporains sont sévère sur la médiocre qualité esthétique de ce travail et Louis Vinay s'en fait écho en 1906:Il est regrettable que notre église ne possède pas de vitraux dignes de son architecture . Ils restent cependant en place jusqu'à ce jour tragique du 20 juin 1940.C'est la guerre, les troupes allemandes approchent de Romans ;à 5 heures du matin, le vieux Pont est détruit par l'armée Française, le souffle de l'explosion fait éclater une partie des verrières de la Collégiale.

    Pour les réparer le plus rapidement possible, les prêtres de Saint Barnard ouvrent une souscription publique . Charles  Voulot , curé-archiprêtre, sollicite une participation de la ville pour couvrir les travaux estimés à 35000 F. Dés le 19 juillet 1940, le conseil Municipal de Romans vote un crédit de 2500 F. Mais ces réparations ne sont qu'un palliatif que l'on souhaite provisoire ; c'est ce qu'exprime en 1941, un professeur au Grand Séminaire de Valence ;vienne le jour ou la collégiale aura ce que son long passé lui à refusé jusqu'à présent: Des vitraux digne d'elle! La réfection est entreprise en 1942 mais la façade reçoit de simple vitres blanches . Dés la fin du conflit en juillet 1946, le Maire dépose un dossier au ministère de la reconstruction et du logement pour un projet de verrière . En 1954, les atelier Thomas réalisent une maquette mais le dossier, incomplet et mal suivi, traine; il n'est guère prioritaire, à Romans , comme au ministère à Paris .En 1956 les travaux de maçonneries importants sont retardés . Il faut attendre 1963 pour que de nouveaux vitraux historiés soient installés ou restaurés dans le chœur, le transept et la nef mais la façade n'est toujours pas concernée.

    Trois décennies s'écoulent jusqu'au conseil municipal du 17 octobre 1994 qui sur proposition de Jean Sauvageon , conseillé à la culture et au Patrimoine ,donne son n'accord de principe pour que les vitraux de la façade occidentale, en simple verre blanc martelé, fassent l'objet d'un restauration . Six années sont encore nécessaire pour aboutir. Les lumières de l'âge gothique baignent de nouveau la nef offrant une spiritualité  nouvelle selon le souhait exprimé par l'architecte Epailly en 1839

    Sur une vingtaine de projet 3 sont sélectionnés

    Jean Marc Cérino dont deux vitraux  sont à l'église de Vassieux

    Georges Ettel

    Alberola  qui retirera son projet

    Georges Ettel fut sélectionné  pour son œuvre contemporaine d'une scène sur l apocalyste.